Université du Temps Libre - Lille

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La robe et l’écrivain : place du costume féminin ou masculin dans la littérature (XIXe - XXe siècles)
Maryse PETIT
Maître de Conférences Expression et Communication Université de Lille

Roubaix

25/01/2023 14:30


Souvent une robe fait un destin : c’est la leçon des contes-types de « Cendrillon » et de « Peau d’Âne » (bien connus dans les versions de C. Perrault). Mais au-delà du merveilleux, nombre d’auteurs se préoccupent des robes : c’est le souci des héroïnes de Jane Austen, et, plus tard, les romanciers naturalistes, par exemple, s’attachent à décrire avec force détails les robes de leurs héroïnes.
L’esthétique n’est pas seule en cause : en portant des robes « à la dernière mode », les femmes diffusent d’importants messages sur leur statut social, sur leurs qualités et leur caractère, sur la place de leur famille dans la société, au point qu’un changement de robe peut devenir l’indice d’une tension dramatique dans le récit. Mais le port de costumes singuliers n’est pas le seul apanage des femmes ; il est aussi le fait d’individus apparemment dans la moyenne, mais pour qui le port d’un certain costume va révéler leurs pouvoirs exceptionnels : il y a une garde-robe spécifique des super-héros (ou héroïnes).

L’examen de ces morceaux de tissu cousus, drapés, repliés, en harmonie avec la mode de leur temps, nous amènera à des considérations qui, loin d’être futiles, s’ouvriront sur le statut existentiel des personnages.